L'Eveil
 
Logo la Gazette de la haute-loireLogo eveil
Hebdomadaire de La Haute-Loire
L'Éveil Lichemialle : un blessé dans un accident de chasse
 
23 Octobre 2017
Le Puy-en-Velay

5°C
magasine
je m'abonne
Journal papier
Newsletter
Nous contacter
 A la une Galerie photos S'abonner MÉtÉo
Auto Immobilier Emploi Hippisme Recettes Sondage Commentaires
La Gazette de la Haute-Loire > Jacques Barrot Plus qu’un hommage, un héritage

Jacques Barrot

Plus qu’un hommage, un héritage
11 Octobre 2017

 Un bas-relief à son effigie dans le hall du Conseil départemental, une exposition photos et surtout un rappel des valeurs de l’homme politique marquant en Haute-Loire et en France.




 Délicatement, le sculpteur ponot Dominique Kaeppelin, pose les dernières feuilles d’or sur la plaque commémorative dédiée à Jacques Barrot. Le bas-­relief n’est pas tout à fait terminé mercredi matin mais on approche. Il trône depuis quelques jours dans le hall du Conseil départemental. Sur la sculpture en bronze, pas de doute, Dominique Kaeppelin a réussi à rendre l’âme de l’homme à lunettes charismatique. De la sobriété comme il l’aurait aimé, un rappel de sa carrière politique et une phrase de Jacques Barrot pour conclure la plaque, invitant à entrer dans cette maison départementale dont il est à l’origine en vieille-ville du Puy.

Pas un homme ordinaire

Au troisième étage, dans le bureau où il a succédé à Jacques Barrot à la tête du Département de la Haute­-Loire, Jean-­Pierre Marcon n’arrête pas de parler. Le président met la dernière touche au discours qu’il prononcera vendredi, devant 300 ou 400 personnes invitées. Jean-Pierre Marcon se souvient de tout : sa première rencontre avec Jacques Barrot alors qu’il était fraîchement élu maire de Saint-­Bonnet-­l-e­froid à tout juste 22 ans. Les réunions du dimanche soir dans la maison de la rue Beuve­-Méry à Yssingeaux, où se côtoyaient élus de terrain, grands intellectuels, stratèges de l’aménagement du territoire. Les coups de sang aussi, la foi chrétienne qui liaient les deux hommes. « Il m’a fait, je n’étais rien, un petit élu, je lui dois tout, il m’a tiré comme d’autres pour arriver là où j’en suis aujourd’hui », lâche le président Marcon. Les mêmes phrases que prononçaient aussi Gérard Roche, Madeleine Dubois et tant d’autres.
Jean-­Pierre Marcon ne s’arrête pas de parler pour rendre hommage au président du département à la plus longue longévité dans l’histoire de la Haute-­Loire : 28 ans, de 1976 à 2004. « Cette effigie nous rappelle que ce n’était pas un homme ordinaire », dit Jean­Pierre Marcon, « c’était un homme solide qui avait des convictions profondes, des valeurs qui lui venaient d’une éducation familiale, dure, dans un climat janséniste. C’était un homme de dialogue et de réflexion, un homme de pouvoir mais qui n’aimait pas les honneurs. Il avait une réserve qui m’impressionnait. Il avait un sens du service aux autres, il était vu comme provenant d’une famille bourgeoise d’Yssingeaux mais il savait se mettre à la portée de tout le monde ». Jean-­Pierre Marcon ne s’arrête plus. Il veut marcher dans les pas de l’héritage Barrot.
Mais c’est quoi l’héritage Barrot ? Une sensibilité comme ces pleurs devant la télévision quand Jean­-Marie Le Pen accède au second tour de la présidentielle en 2002. Un équilibre entre le développement économique et le social toujours en tête, une préoccupation pour le désenclavement routier facteur de développement et d’emplois. « Il privilégiait toujours la négociation et le dialogue avec ceux qui ne partagaient pas son point de vue », illustre J­ean-Pierre Marcon. « Il avait parfois des rapports musclés avec la gauche mais il était toujours consensuel à la fin. Il ne voulait jamais que la politique prenne le dessus sur l’action, il écoutait beaucoup. Il avait l’art de convaincre mais pas de contraindre. Une valeur d’exemple dans le monde politique, il dénonçait les populismes et les gens qui voulaient le pouvoir pour le pouvoir ».

« Il avait l’art de convaincre sans contraindre »

Vendredi à 17h30, les invités découvriront la plaque commémorative. La sœur de Jacques Barrot, la religieuse Michèle, prendra la parole ainsi que Jean-­Pierre Marcon. Un film sera diffusé sur le chantier de l’hôtel du département dans l’ancien hôpital général en vieille ville du Puy. Une exposition photos dévoilera les moments marquants de sa vie et sa carrière politique.


Article publié le 11/10/2017 à 15:05
Auteur : Julien Bonnefoy
Crédits photos : L'Eveil
Retour
 
Réagissez à cet article

Commentaires :
Lien permanent : 
 
 
Fil info
 
21/10/2017 18:57
Lichemialle : un blessé dans un accident de chasse

19/10/2017 14:20
Saint-Pal-de-Mons : Retrouvé mort à son domicile

18/10/2017 14:01
Haute-Loire : Le vent alimente les feux de végétation

18/10/2017 09:15
Travaux : RD46. Bas-en-Basset - Aurec-sur-Loire

17/10/2017 14:13
La Séauve-sur-Semène : Un vol de pot catalytique

Toutes les brèves


 
 

Guide Habitat automne 2017

L'état des routes et les conditions de circulation en Haute-Loire.

http://www.leveil.fr/Avis-d-obseques

centreautos

http://www.centreimmo.com/accueil.html

lhttp://www.centremploi.com/

  haut de page
Services
> Météo
> Plans itinéraires
> Pages jaunes
l'eveil
Espace abonnés
> M'abonner

Multimédia
> Galerie photos
> Vidéothèque

Petites annonces
> Immobilier
> Automobile
> Emploi
Mentions légales - Contact
Copyright © 2017 www.lagazettedelahauteloire.fr. Tous droits réservés.